Alexandréa

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Curiosité galactique

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dimanche 18 octobre 2009

Tremblements de terre, rayons cosmiques et éruptions solaires

Cela m'avait déjà traversé l'esprit quelques fois, et suite à un article sur une forte éruption solaire les 26 et 27 septembre dernier, cela m'est revenu. En effet, je me pose la question de la corrélation possible entre l'activité tectonique terrestre et l'activité du soleil, voire de la galaxie. Je me suis repenchée sur le tsunami de décembre 2004 qui a suffisamment marqué les esprits par sa violence, et j'ai cherché s'il y avait eu des activités électromagnétiques importantes à cette époque-là. J'ai trouvé sur le Net un article du journal Le Monde, daté du 19.02.05 :

Une violente explosion à 50 000 années-lumière de la Terre a atteint notre planète le  27 décembre 2004, affolant les instruments de détection des satellites et les télescopes terrestres, perturbant les hautes couches de l'atmosphère et mettant sens dessus dessous la communauté des astronomes. Ceux-ci ont estimé qu'il s'agissait de la flambée de rayons X et gamma provenant de l'extérieur du système solaire la plus intense jamais enregistrée par les moyens modernes. Ils ont calculé aussi que sa source devait avoir dégagé autant d'énergie en un dixième de seconde que le Soleil en 100 000 ans! Il s'agit en effet d'une étoile à neutron, le résidu du cœur effondré d'une étoile morte d'un genre si rare qu'on en compte moins d'une douzaine : un magnétar. Pour expliquer la violence de l'explosion, certains astronomes émettent l'hypothèse d'un "tremblement d'étoile", la recomposition du champ magnétique ayant fini par libérer des flots d'énergie. A bien plus petite échelle, ce sont ces bouleversements qui provoquent les éruptions solaires, notamment à l'origine de perturbations des ondes radio sur Terre.

Le tsunami a eu lieu le 26 décembre 2004. Cela pourrait donc être sans lien, mais la proximité des dates reste troublante.

Le 12 mai 2008 a eu lieu une forte éruption solaire (photo ci-dessous, crédit NASA), soit le même jour que le séisme de magnitude 7.8 sur l'échelle de Richter qui a eu lieu en Chine dans la province de Sichuan.

Pour ce qui est de cette année, la gigantesque éruption solaire (alors que le soleil est lui-même dans une période anormalement calme) de fin septembre a eu lieu  48 heures avant un tsunami précédé lui-même d'un séisme important dans archipel des Samoa, et suivi quelques heures plus tard d'un violent tremblement de terre en Indonésie.

Je suppose que si je cherche d'autres dates parallèles, j'en trouverais. Cependant, ayant cherché sur le Net si d'autres avant moi s'étaient posés la question d'un possible cause à effet, j'ai hélas constaté que ce sont plutôt des milieux peu scientifiques qui en font l'écho. Pourquoi n'y a-t-il aucune étude sérieuse en ce sens ? Cela ne semble pourtant pas si incongru que cela.

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lundi 13 octobre 2008

Les chutes d'astéroïde

Au début du mois, un tout petit astéroïde a percuté la Terre comme il en est question dans cet article récent. 2008 TC3 n'a été découvert que peu de temps avant son impact avec la Terre, étant donné que ce géocroiseur (nom donné à ceux qui croisent l'orbite terrestre) ne faisait qu'entre 1 et 3 mètres de diamètre. C'est au niveau du Soudan, dans une zone désertique, que ce petit objet céleste devait devenir une météorite (puisqu'allant s'écraser sur Terre) la nuit du 6 au 7 octobre. Les premiers observateurs furent les passagers d'un avion de ligne néerlandais, qui ont pu voir une brève illumination juste avant l’instant calculé pour la chute (calculée par le Catalina Sky Survey opérant depuis l’observatoire de Tucson en Arizona), ce qui corrobore l’hypothèse de sa désintégration dans l’atmosphère.

Or c'est ce flash de lumière qui retient mon attention, surtout suite à la belle photo publiée par le site de la NASA et montrant un aute météore de petite taille pris en photo en septembre. En effet, quand on voit l'impact qu'un si petit caillou peut avoir (au moins au niveau de la luminosité), on comprend donc cette inquiétude humaine et cette surveillance permanente du ciel. Certes, 2008 TC3 a été repéré une dizaine d'heures seulement avant son impact, mais il était minuscule. Je ne peux alors m'empêcher de repenser à Apophis dont j'avais parlé en avril avec ses 300 à 400 mètres de diamètre (qui, au passage, ne devrait pas être dévié par la NASA contrairement à la rumeur que j'ai pu lire sur le Net par endroits, en tout cas ils attendent de voir comment il va se comporter en 2029 pour voir s'il sera un réel danger en 2036). Et bien sûr, reviens toujours le problème de la difficulté de surveiller le ciel dans toutes les directions à la fois... Je conseille d'ailleurs l'excellente page de Terra Nova qui explique avec clarté les dangers de ces bolides venus du ciel.

En tout cas, nous sommes malgré tout bien loin de la vidéo japonaise de la simulation d'un choc avec un planétoïde de la taille de Théia (cette hypothétique planète qui aurait été à l'origine de la formation de notre Lune après impact avec la jeune Terre il y a plusieurs milliers de millards d'années) ! Dans des limites plus raisonnables, on peut repenser aux hypothèses de l'impact à Chicxulub il y a 65 millions d'années et qui serait à l'origine de l'extinction des dinosaures et de nombreuses autres animaux et plantes, et dans le même ordre d'idée à Bedout il y a 250 millions d'années... Ces météorites n'auraient fait que seulement quelques centaines de kilomètres si on en juge par les cratères qu'ils ont laissés, mais auraient été la cause de la disparition de huit espèces sur dix environ ; cela donne à réfléchir sur l'impact de ces astéroïdes qui ne donnent pourtant pas l'impression d'être si géants que cela...

samedi 14 juin 2008

Le Soleil en retard sur son cycle

Il est question ici de ses tâches solaires, qui sont observées et quantifiées depuis Galilée. Comme l'explique l'article récent sur ce sujet, notre Soleil présente deux cycles d'environ 11,2 ans et 24 ans, le premier pour les tâches et le second pour le champ magnétique. Or voici que le nouveau cycle de tâches solaires qui aurait dû commencer en 2006 n'a pas démarré. Ce calme anormal n'est ni inquiétant ni forcément étonnant, comme cela est précisé dans l'article, car il a été découvert des variations possibles de 8 à 15 ans par Heinrich Schwabe au 19e siècle, et qu'au 17e siècle, il y a eu près de 50 ans de calme appelé le minimum de Maunder.

Reste que cet article m'a interpellé pour deux raisons : la première est que le modèle prévisionnel tenant compte de ce retard prévoit un pic d'activité pour 2012, et j'ai trouvé la coïncidence amusante à souligner - d'autant plus qu'il précise que ce calme permet des bonnes conditions de fonctionnement pour les satellites en orbite, ce qui veut dire qu'ils pourront être perturbés dans quatre ans par la recrudescence des tâches. Or dans plusieurs interprétations des prophéties concernant 2012, il est question de perturbations de nos installations électriques, magnétiques et informatiques à grande échelle... Sans vouloir accorder trop de crédit à une vision des choses plutôt qu'à une autre, il me semble cependant intéressant de le souligner.
L'autre raison qui fait que cet article m'a interpellé est le billet que j'avais publié à propos de la théorie d'un réchauffement global du système solaire. La troisième tâche récemment apparue sur Jupiter me tendait même à croire à cette vision des choses. Or, si notre Soleil est plus calme depuis 2006, comment faire coïncider les deux modèles ? Reste que si l'histoire montre plutôt un refroidissement terrestre durant la période du minimum de Maunder, les tâches solaires ne sont sans doute pas les seules responsables ou les seules révélatrices d'un réchauffement comme cela est souligné dans cet article du National Center for Atmospheric Research (centre qui étudie entre autre le Soleil et son impact).

Pour finir, il nous reste la méthode la plus simple, celle de l'observation directe, et qui nous est possible grâce au site présentant les incroyables images de SOHO ;) !

mercredi 11 juin 2008

Les bras de la Voie Lactée

Je me suis souvent demandée comment nous pouvions connaître la forme de la Voie Lactée alors que nous peinons déjà pour envoyer des robots sur d'autres planètes ou en dehors de notre système solaire. Et dans un récent article, nous apprenons soudain que son apparence serait différente de ce que nous avions cru jusque là. Cela m'a donc permis de découvrir comment nous pouvions savoir ce genre de choses, mais également de me souvenir d'un article sur les lignes de Nazca où la Voie Lactée pourrait être représentée.


Comme tout le monde, j'ai appris étant jeune que notre Galaxie possédait quatre bras principaux (la Règle, le Centaure, le Sagittaire et Persée), et quelques bras plus petits dont celui d'Orion dans lequel se trouve notre système solaire. Or voilà que le télescope spatial Spitzer vient changer la vision des choses grâce à sa vision en infrarouge et l'étude de ses 800 000 photos durant les trois dernières années : notre Galaxie serait finalement "à spirale barrée", avec deux bras principaux, Persée et le Centaure, les deux autres étant finalement de plus petits bras au même titre que les autres. Si cela n'est pas révolutionnaire, c'est en revanche intéressant de voir que premièrement nous pouvons ajuster notre vision de la réalité même en étant un minuscule point de la Voie Lactée, et secondement que notre Galaxie est donc belle et bien à spirale barrée, après avoir longtemps hésité entre cette classification et celle dite "à spirale". Et du coup, je me suis souvenue de l'article que j'avais lu, une proposition de vision des lignes de Nazca assez complexe et qui tentait de prouver que le site présentait une carte stellaire avec les lignes de notre Galaxie et de ses pulsars, à la manière dont elle avait été représentée sur la plaque envoyée dans Pioneer 10. Mais du coup, avec cette nouvelle vision de la Voie Lactée, peut-être qu'il serait intéressant de se repencher sur cette théorie pour le moins originale et d'en vérifier l'adéquation actuelle ?

L'illustration ci-contre provient du site de la NASA : Astronomy Picture of the Day et montre la Voie Lactée telle qu'elle est donc réellement.

jeudi 17 avril 2008

L'astéroïde Apophis

Nous avons toujours eu peur que le ciel nous tombe sur la tête, et peut-être un jour nous découvrirons qu'historiquement cette peur ancestrale a raison d'être. A moins, bien sûr, que nous ne puissions plus en témoigner s'il s'agit bien de notre futur à moyen terme comme le jeune Nico Marquardt l'a calculé, obligeant la NASA a réouvrir le dossier de ce potentiel astéroïde meurtrier. Si cet astéroïde a fait parler de lui à un moment, c'est plus à cause de son nom qu'à cause de sa probabilité d'impact avec la Terre, calculée à 1 sur 45 000 par la NASA. Le choix du nom est d'ailleurs intéressant : Apophis est un dieu-serpent  égyptien qui symbolise une puissance destructrice, toujours repoussée mais jamais anéantie. Il est également le symbole du non-être, de la non-existence car n'a ni commencement, ni fin, et il ne peut être détruit. Mieux, c'est un ennemi cosmique qui, chaque matin et chaque soir, attaque la Barque Solaire dans le seul but d'arrêter le temps et donc le déroulement de la vie.

Or voici que cet astéroïde du même nom refait parler de lui grâce aux calculs d'un lycéen allemand, Nico Marquardt, qui, dans un travail intitulé "L'astéroïde meurtrier Apophis" (dans le cadre d'un concours régional qu'il a remporté) fait passer la probabilité de collision avec la Terre à 1 sur 450 ! Cela aurait lieu le 13 avril 2029, et l'argument majeur de son travail est que la NASA n'avait pas pris en compte les satellites qui orbitent autour de la planète. Certains articles annoncent que la NASA aurait reconnu officiellement son erreur, alors que d'autres expliquent que les calculs de l'allemand sont faux et que cela a seulement obligé la NASA à revoir ses calculs en tenant compte en effet de ce paramètre. Nous apprenons alors que la limite de l'orbite géostationnaire, située à 35 786 km et dans laquelle évoluent 1120 satellites et autres objets spatiaux, serait franchie puisqu'Apophis passeraient à seulement 29 470 km de la Terre (ce qui n'était pas le cas dans les calculs précédents dans lesquels il passait au-delà de cette limite). Cependant, la NASA précise qu'avec son angle d'inclinaison, cet astéroïde ne présente aucun danger pour la Terre ni même, a priori, pour ses satellites. Rappelons pourtant qu'avec ses 21 millions de tonnes (selon le catalogue officiel des Near Earth Object de la NASA), Apophis est tout de même un sacré morceau dont on ne connait pas encore avec certitudes les caractéristiques. Quid des forces gravitationnelles alors potentiellement en action ? Mais d'ici là, nous aurons déjà le temps de risquer de disparaître dans un trou noir créé par l'homme, et bien sûr, si nous y échappons, il restera encore décembre 2012 (ou février 2011 selon le calcul de Barbara Hand Clow) et la signification mystérieuse de ce que cette fin de cycle représente. Alors 2029, finalement, c'est assez loin...

L'illustration ci-contre est d'Adam Burn.

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