Le système immunitaire et la solitude
Par Alexandréa le lundi 17 septembre 2007, 20:10 - L'être humain - Lien permanent
Suite à la lecture d'un article sur des recherches menées par l'université californienne de Los Angeles (UCLA) sur les gènes du système immunitaire chez les solitaires, je me suis dit que la science nous montre une nouvelle vue sur le lien qui existe entre les êtres humains. En lisant cet article, on découvre que le système immunitaire des solitaires (dans le sens avec peu d'amis et peu de famille, peu d'entourage en somme) fonctionne différemment : plus réactif pour les inflammations, mais moins réactif pour les virus et pour les anticorps. Sur 209 gènes surveillés, chez les solitaires 78 s'expriment plus et 131 s'expriment moins. Au-delà de ça, je me demande si cela ne montre pas que les hommes sont fait pour vivre en harmonie ensemble. Certes, je vais un peu vite et le rapport de cause à effet n'est pas évident, mais j'ai l'impression que dans la compréhension de la place de l'homme au milieu des autres hommes, cet article va dans un sens qui m'intéresse. Parce que je crois beaucoup à la nécessité d'un respect mutuel entre les êtres humains, à la nécessité d'apprendre à vivre ensemble harmonieusement. Je pense que nous ne sommes pas faits pour devenir des solitaires comme pourtant notre société nous apprend de plus en plus à le faire. Nous avons besoin des uns et des autres pour avancer, pour évoluer, bien qu'en équilibre avec le respect de notre individualité dans ma propre perception. Du coup, je trouve ça étonnant et formidable que nos gènes puissent être influencés de la sorte par notre vie sociale. En tout cas pour moi, en voyant cet article, c'est ce que je lis au-delà des applications médicales de ce type de recherche...
Commentaires
Bonjour, Alexandrea
Moi, je trouve magnifique que tu extrapoles comme ça et dans ce sens. Je partage totalement tes points de vue, auxquels j'ai envie ce matin, d'ajouter un petit commentaire personnel.
Il y a une grande différence entre être seul, être solitaire et être autonome. Ces mots recouvrent parfois des situations qui se recoupent. La société nous pousse à devenir des individus autonomes (séparations, travail éloigné, etc), CE QUI NE SIGNIFIE PAS DE NOUS COUPER DES AUTRES car la solitude n'engendre pas forcément l'isolement. Je vis seule moi-même et ai peu d'amis au sens social du terme mais je ne me sens pas isolée dès lors que je fais quelque chose pour ou envers autrui. Au contraire, je me sens très liée au monde et aux autres personnes quand je publie un poème, quand je me promène dans la rue et échange un sourire avec un inconnu, etc.
Les moyens modernes de communication peuvent (si on en fait la démarche personnelle) devenir de puissants outils de partage, d'évolution, de joie, de transmission d'information, etc. Ne crois tu pas que cela dépend plutôt de notre propre état d'ouverture d'esprit et de cœur que de la société?
Quant à nos gênes, nous en sommes au B.A.BA de ce qu'ils recèlent. Cependant, en travaillant sur d'autres plans plus subtils (je parle de l'invisible) nous pourrons bientôt soigner aussi notre génétique. Je suis liée à un petit groupe qui travaille sur les émotions et programmes psychologiques transmis génétiquement et c'est une technique porteuse d'espérance pour nous et nos descendants.
Bien amicalement à toi et encore merci de ce merveilleux blog plein de richesses.
Michka
Message d'Alexandréa : Bonjour Michka, merci pour ce commentaire qui apporte une précision très intéressante à cette notion de solitude. Il est dommage qu'on ne sache pas si l'étude portait sur des "vrais" solitaires, des gens isolés si je reprends ton propos, et non sur des gens qui préfèrent choisir comment ils s'entourent quitte à être un peu solitaires dans leur vie sociale.
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Au plaisir de continuer à te lire, sur ton blog ou ici
Alexandréa
bonjour
bienvenu a gattaca
ca fait peur!
je trouve tous tes articles très intéressant et celui ci en particulier. Je m'explique en dehors de mes "nombreuses connaissances" j'ai avant tout une très grande famille. Du côté de ma mère ils étaient 11 enfants du côté de mon père ils sont 7 je te parle pas du nombres de cousins cousines. Et étant très attentif à moi autant qu'aux autres j'ai effectivement observé que dans ma famille les adultes de ma génération ont pratiquement tous l'air plus jeunes et je me demande si il n'y à pas justement un lien de cause à effet avec ce que tu exprimes juste ci dessus. Pour ma part quand je ne dis pas que j'ai 30 ans les gens me demandent souvent quelles études je fait. En faisant un teste d'ouïe j'ai remarqué que j'entendais clairement un son que les jeunes de moins de 25 ans sont sensé entendre et que j'entendais même par intermittence et relativement faible le son des moins de 18. J'ai eu aussi l'occasion d'avoir une aveugle qui m'a dit que j'avais une voie d'un jeune de plus ou moins 20 ans. Et là ou je suis vraiment d'accord avec toi c'est quand tu parle d'harmonie car j'ai une tante qui était relativement exécrable avec ses frères et sœurs qui m'a donné l'impression d'avoir rajeunie alors que justement elle s'entend aujourd'hui nettement mieux avec ces derniers. Et enfin je me demande aussi si la proximité d'enfants en bas age n'a pas aussi un effet positif sûr la santé mental et physique....
Message d'Alexandréa : Le sujet est différent : ce n'est plus une question de système immunitaire à mon avis mais de rajeunissement - ou plutôt, de vieillissement plus lent à chaque nouvelle génération. Il existe un livre intéressant sur le sujet.