Cette planète a été découverte en 2003, annoncée officiellement en 2004, et la mesure de sa rotation révélée en 2005. Appartenant à la catégorie des planètes naines, elle effectue une révolution en 11 486 ans. Sedna est aussi la déesse Inuit des océans glacés du pôle nord, et cette planète porte ce nom à cause de sa température supposée ne devant pas dépasser les -240°C. Mais ce qui m'intéresse le plus est son orbite elliptique qui permet de se poser la question d'un système solaire binaire où le second soleil se trouverait à l'autre bout de l'ellipse.

Bien sûr, n'ayant que peu ou pas de notions d'astronomie, ce que j'ai indiqué sur le dessin ci-contre en blanc comme proposition de position d'un second soleil sera peut-être expliqué comme impossible par des personnes ayant les connaissances nécessaires. Auquel cas je les invite cordialement à m'expliquer en commentaire la manière dont ce système binaire fonctionnerait, ayant lu dans différents articles évoquant la possible présence d'un second soleil une notion de mouvement. En effet, la théorie de Richard A. Muller est que ce soleil, qu'il appelle Némésis, passerait périodiquement dans le nuage d'Oort et qu'il serait responsable de la disparition des dinosaures. Cependant, je me demandais pourquoi ce second soleil se comporterait lui aussi comme une planète tournant autour de notre soleil ? Il me semble qu'un système solaire binaire est un système gravitationnel équilibré où les deux soleils tournent tous les deux mais en restant à la même distance l'un de l'autre.

L'orbite de Sedna se situe bien après la ceinture de Kuiper mais trop proche par rapport au nuage de Oort, le "réservoir de comètes" de notre système solaire. Certains articles se basent d'ailleurs sur l'augmentation du nombres de comètes actuelles sur la Terre comme j'en ai moi-même parlé, mais également sur une possible augmentation du nombre de satellites de nos planètes connues, pour justifier la présence de cette étoile compagne de notre soleil en mouvement à travers Oort, et indiquent même que la révolution de Némésis serait d'environ 26 millions d'années.

Que ce soit une étoile en orbite autour de notre soleil ou en équilibre gravitationnel au bout de l'ellipse de Sedna, reste la question de son invisibilité. Ceux qui défendent la thèse de son existence expliquent que cette étoile n'a pas été détectée plus tôt parce que ce serait une naine rouge ou une naine brune, toutes deux peu brillantes. Cependant, si j'ai bien compris ce que leur détracteurs répondent, c'est que qui dit peu brillante dit masse légère, et cela ne répondrait pas aux lois de la physique gravitationnelle car elle aurait alors trop peu d'influence.
Une autre possibilité serait sa présence sur un autre plan, une autre dimension à la manière des dimensions perçues via la théorie des supercordes. Cependant, cette théorie-là est encore plus décriée que la précédente.

Pour David C. Jewitt, professeur d'astronomie à l'Institut pour l'Astronomie de l'université d'Hawaii, Sedna et 2000 CR105 (découvert quelques années plus tôt) sont la « partie émergée de l'iceberg » d'une nouvelle classe d'objets évoluant entre la ceinture de Kuiper et le nuage d'Oort. J'ai essayé de comparer les orbites des deux objets sur le simulateur de la NASA.

J'avoue que je ne suis pas sûre que cela aille dans le sens de mes réflexions quant à la position d'un second soleil au bout de l'orbite de Sedna ;) ... Ou alors c'est parce que 2005 CR105 est attiré par le second soleil, mais ne s'éloigne pas assez de notre soleil et revient vers lui à cause de sa force gravitationnelle (à la manière d'un aimant). Mais là encore, mes connaissances astronomiques sont trop réduites pour savoir si cette hypothèse est viable, et je ne peux pas expliquer pourquoi les orbites de 2005 CR105 et de Sedna n'auraient alors pas le même comportement.

Quoiqu'il en soit, je continue de me poser des questions et de suivre avec intérêt les découvertes astronomiques qui pourront être réalisées à propos de cette planète naine, des raisons de son orbite elliptique aussi importante, et bien sûr de l'éventualité de l'existence d'un second soleil (en mouvement orbital ou non).