Pour ceux qui ne connaissent pas cette thérapeute canadienne, ses ouvrages et son site Internet, elle travaille sur les maux du corps comme étant des mots du corps et de l'esprit sur des souffrances à comprendre et à corriger. Elle donnait en septembre deux conférences en France, une à Rennes et une à Nantes, auxquelles j'ai assisté. Voici la transcription de mes notes lors de la première, pour ceux qui seraient intéressés.

Le pouvoir de l'acceptation
Il y a une différence entre la pensée positive et l'acceptation : ce n'est pas la même manière psychologique et intellectuelle de faire. La pensée positive est une programmation mentale. Cela refoule et peut faire grossir le problème. La seule solution est l'acceptation, afin de faire bouger les choses. La pensée positive est en force, alors que l'acceptation est donner le droit, sans jugement, aux événements d'être et de venir même si ce n'est pas agréable. Ce n'est pas non plus "être d'accord" car là aussi c'est mental. Ce n'est pas non plus "lâcher-prise" car c'est ponctuel sur un élément mais ne prend pas en compte la globalité. Ce n'est pas non plus "se soumettre" car la docilité et la soumission ne sont pas bon et peuvent entraîner une colère intérieure. Ce n'est pas non plus de la démission et de la lâcheté. Il ne faut pas tomber dans le déni car sinon on se ment à soi-même. Les jugements de type "trop" ou "pas assez" montre qu'il n'y a pas d'acceptation (vis-à-vis de soi-même comme des autres).
Trop de pouvoir donné à l'égo empêche d'être dans l'acceptation, on est alors dans la création mentale. Ce sont des croyances qui sont comme des excroissances mentales, ce sont des choses apprises qui nous figent dans un référentiel de bien et de mal, comme un bagage génétique et mental parfois inconscient car étant un héritage. Or il n'y a pas d'égo dans l'instant présent : l'égo se nourrit du passé ou a peur de l'avenir. La dimension mentale doit être au service de l'être. Les conseils que l'on donne aux autres sont un exemple de l'expression de l'égo, et si on insiste, cela relève même de l'orgueil. Un rapport aux autres difficile est révélateur des problèmes d'acceptation vis-à-vis de nos propres parents.
Il faut aussi différencier la pensée positive et la loi de l'attraction, et se poser la question de "qu'est-ce que mon problème m'empêche d'accepter ?". L'acceptation, c'est dire oui à ce qui vient même si l'on n'est pas d'accord. Il n'y a pas de jugement, on prend les choses comme elles viennent. L'acceptation de soi n'arrive qu'après le dépassement de ce qu'on n'aime pas chez soi et chez les autres (vu que l'autre est un miroir de soi). Il faut enfin accepter les deux polarités : le positif comme le négatif, on a les deux en soi (même si ce n'est pas équilibré).

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D'un naturel foncièrement optimiste, j'ai visualisé récemment un DVD qui m'a profondément touché. Le Secret, c'est son titre, ne m'était pas totalement étranger puisque j'avais lu