Alexandréa

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mercredi 30 juillet 2008

Hadrien et Camomille

Cela sonne comme le titre d'un film, et c'est pourtant l'histoire vraie et touchante d'un jeune homme de 17 ans et de sa vache. Découvrir son projet en lisant cet article récent est une belle surprise dans le climat actuel, et je lui souhaite le plus beau chemin possible, enrichissant d'expériences et de belles rencontres.


Le 1er août, Hadrien quittera donc Valanjou, son village du Maine-et-Loire, pour parcourir 1200 kilomètres à pied, soit quatre mois à marcher au rythme des pas de sa vache Camomille afin de découvrir les plantes sur son chemin pour s'en nourrir, les étudier et établir un compte-rendu sur leurs vertus et leurs utilités.
Ce choix, partir avec peu de choses et une tente, me fait un peu penser au parcours des époux Poussin dont j'avais lu les deux tomes racontant leur voyage à travers l'Afrique avec beaucoup d'intérêt et d'émotion. Hadrien fait son voyage pédestre en France, en ayant préparé à l'avance certaines étapes : agriculteurs ou boulanger bio, forgeron, philosophe, bref, ce jeune homme part à la rencontre de lui-même, des hommes et des plantes, accompagné d'un animal. Voilà un tableau que je trouve touchant et plein de beauté. Au passage, il est bachelier est pourvu d'un bac S : il aurait pu embrayer sur un parcours classique, et je trouve cela d'autant plus la preuve d'une ouverture d'esprit et de cœur que je salue. Bravo aussi à ses parents (agriculteurs bio eux aussi) qui respectent et l'encouragent dans cette décision.

Bon voyage à vous, Hadrien et Camomille !


La photo ci-contre est de l'AFP.

jeudi 17 janvier 2008

L'alimentation et les modifications génétiques

En lisant différents articles parus ces derniers jours, je ne peux m'empêcher de me poser certaines questions sur le devenir de nos assiettes - au-delà même des déséquilibres de notre planète quant à l'accès à la nourriture minimale pour vivre, et en ne tenant compte que de notre consommation occidentale abondante.

Tout d'abord, je vois d'un regard très positif la décision du gouvernement de suspendre le maïs OGM cultivée en France (le maïs MON810) même s'il faut attendre le 5 février pour que la chose soit validée. Au passage, un adolescent de 15 ans a été convoqué mardi 15 janvier devant le juge pour enfants à Nantes pour avoir participé à un fauchage volontaire de maïs génétiquement modifié et avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN, et même si je déplore la destruction du bien d'autrui, je me demande si ce jeune homme ne sert pas un peu de bouc émissaire au vu des polémiques actuelles sur le sujet... Toujours est-il que la question de la culture OGM est un problème qui dépasse les parcelles cultivées, quand on prend en compte la pollinisation et la contamination via les sols. J'espère que le gouvernement français restera sur cette position malgré les protestations.

Cependant, au même moment nous découvrons qu'aux États-Unis, la FDA (l'autorité sanitaire) a approuvé la consommation de viande et laitages issus d'animaux clonés, argumentant que cela ne présenterait aucun risque. Le gouvernement américain, lui, préfère demander que de tels produits ne soient pas encore commercialisés - mais cependant lorsqu'on sait que de nombreux aliments vendus dans les magasins américains contiennent des produits OGM, on peut s'attendre à ce que la mise en vente se fasse prochainement. Pire, même l'EFSA (l'autorité européenne de sécurité des aliments) a émis un avis favorable lui aussi sur cette consommation, avec un verdict de l'exécutif européen attendu en mai de cette année après étude des rapports de commissions éthiques. Et là, on découvre en parallèle que des chinois ont créé une truie transgénique phosphorescente en fin 2006 et que cette dernière a elle-même donné naissance récemment à deux cochonnets qui peuvent émettre la même lumière verdâtre que leur mère en pleine obscurité. Que ce soit en direction de nos assiettes ou pour des transplantations pour les humains, cela fait tout de même froid dans le dos...

Quelle alimentation nous réserve l'avenir ? Faudra-t-il être de plus en plus méfiant sur le contenu des produits alimentaires que nous achetons ? Entre le probable refus du maïs OGM et la potentielle autorisation de la viande clonée, nous sommes apparemment dans une période charnière. Reste à découvrir ce que les autorités en feront, car s'il est bien une chose avérée, c'est que nous n'avons absolument pas le recul nécessaire pour savoir quel sera l'impact réel de la consommation de ce type de produits alimentaires sur nos organismes. L'économie contre la santé ? C'est aussi sans doute un aspect important de ce problème.

lundi 5 novembre 2007

Contre le massacre des dauphins au Japon

En tombant sur un article à propos de la tentative de l'actrice Hayden Panettière (de la série Heroes) de sauver des dauphins d'un massacre réalisé par les pêcheurs japonais, j'ai découvert un sujet dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Espérons qu'elle aura au moins réussi à attirer l'attention des médias sur cette barbarie perpétrée au nom du contenu des assiettes des amateurs de cétacés japonais.


En rejoignant le Dolphin & Whale Cove Peaceful Demonstration, elle ne pensait peut-être pas à la cruauté qu'elle verrait sur place et qu'elle a relatée ensuite en larmes, sans oublier la violence des pêcheurs qui ont même donné des coups de gaffes à elle et aux surfeurs australiens et américains qui participaient à cette mobilisation.

Au Japon, par tradition et grâce à un quota autorisé, ce sont entre 14 000 et 25 000 dauphins et autres mammifères marins qui sont pêchés avec une rare cruauté. Je n'ai jamais su si les pétitions pouvaient réellement être efficaces, mais je donne tout de même le lien vers celle-ci, sait-on jamais. En tout cas, même sans regarder les quelques horribles vidéos qu'on peut trouver sur le Net, je trouve qu'il est effrayant d'avoir encore une preuve de cette tendance et cette facilité que peut avoir l'être humain à être brutal et meurtrier, que ce soit envers les autres humains, mais également envers les animaux et particulièrement envers ces mammifères si particuliers et si différents des autres...

vendredi 7 septembre 2007

Disparition des abeilles, Einstein et Crop circle

Plusieurs articles au sujet de la possible disparition des abeilles m'ont plutôt effrayés, au-delà de la catastrophe écologique que cela génèrerait. Les rouages de mon cerveau ont alors mis en parallèle plusieurs choses. Avant toute chose, je vous conseille les articles publiés à ce sujet, car le sujet est véritablement tragique : Les abeilles nous abandonnent et Oui, les abeilles pourraient disparaître. Peut-être faut-il rappeller que 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n'y a plus de production de fruits ou de légumes possible - sauf, je suppose, de manière artificielle donc plus du tout naturelle.

Du coup, je ne peux pas m'empêcher de penser à cette phrase que je ne souhaite pas prophétique, d'Einstein : Si l’abeille venait à disparaître, l’espèce humaine n'aurait que quatre années à vivre. De quoi avoir des sueurs froides, et surtout se demander pourquoi on n'a pas mieux tenu compte de cet avertissement.

Et je pense également au très beau Crop circle (ou agroglyphe en français même si ce terme est bien moins connu) apparu en juin 2004 à Milk Hill en Angleterre. Que les Crop circles soit l'œuvre d'extra-terrestres ou d'humains inspirés, cela n'a finalement que peu d'importance face au message qui se trouve peut-être derrière ce dessin d'abeille (très) stylisé.
La photo provient du site Lucy Pringle's Crop Circle Photograph Library.

Tout ces éléments vont donc, pour moi, dans le même sens : nous sommes les acteurs de la destruction de l'écosystème planétaire. Et ce ne sont pas les abeilles qui nous abandonnent, mais sans doute plutôt nous qui les abandonnons.