Alexandréa

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Tag - Civilisations précolombiennes

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jeudi 19 novembre 2009

2012

Cette date fait beaucoup parler d'elle suite à la sortie du film de Roland Emmerich. Je n'oublie pas non plus les 366 commentaires sur mon billet sur l'alignement planétaire et galactique dont il est souvent question, y compris dans le film. Etant allée le voir au cinéma pour ce qu'il était, à savoir un film catastrophe hollywoodien, je n'ai pas été déçue et en ai pris plein les yeux. Les effets spéciaux sont énormes, en grande quantité, et l'histoire tient bien en haleine durant les 2h40 qu'il dure. Tellement, d'ailleurs, qu'on est presque essoufflé pour le personnage de John Cusack tant il court après sa survie et celle de sa famille...

Reste que ce film, n'ayant  à mon avis pas pour vocation de délivrer un message particulier, à part attirer l'attention sur cette date prophétique, manque d'explications. Seul un illuminé évoque, rapidement, les légendes mayas et hopis à ce sujet. Or il y avait de quoi donner un peu plus d'élément, même d'un point de vue plus scientifique à la manière, par exemple, de la première partie du livre de Barbara Hand Clow. La position prise, d'ailleurs, sur le type de catastrophe auquel la Terre a le droit (sans rentrer dans le détail pour ne pas dévoiler les bonnes idées scénaristiques et l'intrigue) n'est pas tout à fait dans la lignée de ce que les mayas ont prédit pour la fin de ce cinquième soleil - les soleils mayas étant des périodes durant lesquelles les humains ont prospéré et ont été détruit, le cinquième, l'actuel, étant le dernier. Pour les hopis, il s'agit de quatre mondes, et le notre sera détruit d'une manière différente que pour les mayas. Et bien sûr, on peut également songer à l'Ancien Testament et son apocalypse (même si le sens originel de ce terme est "révélation").

En conclusion, c'est un très bon film catastrophe, sur un sujet qui est présent dans l'inconscient collectif. Et s'il lui manque une partie historique et mythique, il n'en a pas moins le mérite de donner une vision d'un futur possible. Se basant sur l'interaction entre les champs magnétiques du soleil et la géologie terrestre (dont j'ai moi-même parlé il y a peu) en évoquant même la possible bascule des pôles magnétiques, il offre une bonne piste de départ sur les éventuels bouleversements que pourraient connaître notre planète... en 2012 ou après !

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mardi 12 mai 2009

Le Gardien du crâne de cristal - Aurélie Hustin de Gubernatis

Voici un roman vraiment formidable ! Il m'arrive d'avoir des coups de coeur énormes, et j'en ai eu un pour cet ouvrage. C'est avant tout un roman, un peu aventure, un peu policier, donc malgré son épaisseur qui pourrait faire peur au départ (presque 600 pages), on se surprend à trouver qu'il se lit trop vite... L'auteur a une écriture agréable, imagée et un réel talent de conteuse. Mais ce qui est encore plus fort, ce sont les sujets qu'elle aborde au détour de son histoire.

Et ce ne sont pas des moindres : les crânes de cristal comme le titre l'indique, mais également les conspirations, l'Atlantide et aussi 2012. Sous forme parfois de légendes, de récits, d'évocations, mais avec malgré tout une précision et une justesse impressionnante (elle détaille d'ailleurs ses sources et la part de fiction et de réalité à la fin de son ouvrage). Et surtout, ce qui m'a le plus emballé, c'est qu'à travers les aventures de ses personnages, elle offre un magnifique et merveilleux cadeau : un message pour les hommes, pour leur devenir, pour leur prise de conscience, et le tout avec une simplicité désarmante grâce au fait que ce soit un roman. C'est un peu comme si c'était un détail secondaire dans son histoire, et pourtant l'impact est très fort lors de la lecture. Je me suis surprise à m'arrêter de lire par moment pour assimiler et réfléchir à ce qui avait été abordé dans la discussion entre deux de ses personnages...

Je ne peux donc que le conseiller, vivement même, aussi bien à ceux qui veulent juste s'évader dans une très chouette histoire qui tient bien en haleine, qu'à ceux qui sont prêt à recevoir ce message magnifique et qui m'a profondément touché. Merci à Aurélie Hustin de Gubernatis, je trouve qu'elle nous offre des clefs de vie d'une manière extraordinaire, parce que pleine de légèreté via ce roman.

Vous pouvez en savoir plus sur le site de l'éditeur et sur Visual Bookshelf sur Facebook.
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dimanche 14 septembre 2008

Tiahuanaco, la plus vieille ville de l'Histoire ?

En pleine lecture du passionnant L'Empreinte des Dieux écrit par Graham Hancock, j'ai eu envie de me pencher un peu plus sur un des vestiges dont il parle dans son périple et ses recherches. Située en Bolivie près du Lac Titicaca (dont on connaît l'image touristique des tranquilles barques de jonc, jumelles des barques de papyrus de l'antiquité égyptienne), les ruines de la civilisation de Tiahuanaco (ou Tiwanaku en aymara) montrent des vestiges imposants qui amènent de nombreuses questions.


Suivant la trace du concept troublant du dieu blanc et barbu qui se retrouve de l'Amérique du Sud au Mexique, Graham Hancock passe par le Lac Titicaca et par les ruines mégalithiques de Tiahuanaco où un temple a été consacré au dieu blond aux yeux bleus Viracocha.

Si la chronologie officielle a vite enterré la question de son âge en lui accordant comme date d'édification la plus ancienne 100 ans av. J-C, l'auteur et d'autres que lui sont persuadés que la cité est bien plus ancienne. La première raison vient des témoignages des premiers espagnols arrivés sur place. Ne découvrant que des ruines, ils apprirent des indiens vivants dans les environs que tout avait été érigé bien avant les Incas, et l'historien Garcilaso de la Vega dans son Commentaires royaux sur le Pérou des Incas souligne même le caractère très anciens des pierres, vestiges de bâtiments et statues. Le chroniqueur Pedro Cieza de Leon, lui, fût ébahi devant ses colossales proportions et considéra "cette antiquité comme la plus ancienne que j'ai vue au Pérou".
L'autre raison avancée, et la plus importante, est qu'autrefois la cité aurait été un vaste port comme le laissent à penser ce qui ressemble à d'immenses quais. Or, le lac se trouve entre 18 et 25 km de distance et surtout à 30 mètres en dessous du niveau de ces fameux quais. Or malgré ses 8200 km2 actuels, le Lac Titicaca n'est que le vestige d'une bien plus vaste lagune qui formait une mer intérieure sur l'altiplano. Pour preuve, on peut observer l'ancienne rive nord du lac qui est visible à 88 mètres plus haut que son niveau actuel, et 60 kilomètres plus au sud, la même rive se situe, elle, 82 mètres plus bas. En tenant compte de la position du port et de l'évolution des rivages du lac, cela signifierait donc que Tiahuanaco aurait été érigée en 15 000 av. J-C, ce qui est bien sûr fortement controversé.
Deux autres éléments pourraient attester cette théorie : la fort peu acceptée archéo-astronomie (une discipline que je trouve pourtant très intéressante) qui permit à Arthur Posnansky d'avancer la date de 15 000 av. J-C en tenant compte des alignements planétaires et solaires des temples, et la découverte de dessins et gravures d'animaux dont les espèces auraient disparues à la fin du pléistocène, soit vers 12 000 ans av. J-C.

L'autre mystère de ce lieu archéologique est l'aspect mégalithique de ses monuments. Comme je le soulignais plus haut, les chroniqueurs espagnols eux-mêmes furent frappés par le gigantisme de certaines pierres. L'examen pétrographique des matériaux ont permis de retrouver des carrières correspondantes à 100 et même 300 kilomètres de là. Certains monolithes pesant plusieurs tonnes furent donc transportés à travers des terrains généralement accidentés, sans bêtes de traits et par des peuples ne connaissant officiellement pas la roue, ou même le fer pour tailler les blocs. Des témoignages indiens recueillis par les espagnols laissent entendre que la cité serait apparue en une nuit, ou encore que les grandes pierres furent transportées dans les airs au son d'une trompette. Nous rejoignons là le véritable mystère archéologique constitué par toutes les traces de civilisations mégalithiques un peu partout sur la planète, un mystère auquel plusieurs auteurs (dont Dominique Jongbloed dont j'ai déjà parlé sur Etincelles) ont consacré études, recherches et ouvrages. Il ne faut d'ailleurs pas oublier de souligner les curiosités du site de Tiahuanaco que sont la pyramide à sept degrés d'Akapana qui présente un étonnant système de canalisations dont le but n'a pas été encore trouvé de nos jours, l'imposante et célèbre Porte du Soleil du temple de Kalasasaya et ses glyphes, et enfin les statues monolithiques que certains comparent aux Moais de l'Île de Pâques.

Le dernier élément à noter concernant ces vestiges est le fait qu'ils donnent l'impression d'avoir été inachevés, comme si un cataclysme avait mis fin aux travaux d'édification. Arthur Posnansky, qui a étudié le site pendant près de cinquante ans, explique que de nombreuses traces (blocs balayés et éparpillés, flore lacustre contenant des fragments de squelettes animaux et humains mêlés de débris d'outils et d'ustensiles) prouvent qu'il y aurait eu tremblements de terre et inondations au onzième siècle av. J-C - ce que des géologues confirment. Il semblerait même (mais je cherche une trace réelle de l'article en question) qu'un numéro de la revue Nature datant de 1971 précise que la dernière inversion géomagnétique aurait eu lieu il y a 12 400 ans, ce qui expliquerait les dégâts causés dans l'altiplano. Et bien sûr, une telle date accrédite au passage la thèse concernant l'âge réel de Tiahuanaco : il s'agirait donc bel et bien de la plus vieille ville de l'Histoire ?

La photographie ci-contre est de Tomonline.

mercredi 11 juin 2008

Les bras de la Voie Lactée

Je me suis souvent demandée comment nous pouvions connaître la forme de la Voie Lactée alors que nous peinons déjà pour envoyer des robots sur d'autres planètes ou en dehors de notre système solaire. Et dans un récent article, nous apprenons soudain que son apparence serait différente de ce que nous avions cru jusque là. Cela m'a donc permis de découvrir comment nous pouvions savoir ce genre de choses, mais également de me souvenir d'un article sur les lignes de Nazca où la Voie Lactée pourrait être représentée.


Comme tout le monde, j'ai appris étant jeune que notre Galaxie possédait quatre bras principaux (la Règle, le Centaure, le Sagittaire et Persée), et quelques bras plus petits dont celui d'Orion dans lequel se trouve notre système solaire. Or voilà que le télescope spatial Spitzer vient changer la vision des choses grâce à sa vision en infrarouge et l'étude de ses 800 000 photos durant les trois dernières années : notre Galaxie serait finalement "à spirale barrée", avec deux bras principaux, Persée et le Centaure, les deux autres étant finalement de plus petits bras au même titre que les autres. Si cela n'est pas révolutionnaire, c'est en revanche intéressant de voir que premièrement nous pouvons ajuster notre vision de la réalité même en étant un minuscule point de la Voie Lactée, et secondement que notre Galaxie est donc belle et bien à spirale barrée, après avoir longtemps hésité entre cette classification et celle dite "à spirale". Et du coup, je me suis souvenue de l'article que j'avais lu, une proposition de vision des lignes de Nazca assez complexe et qui tentait de prouver que le site présentait une carte stellaire avec les lignes de notre Galaxie et de ses pulsars, à la manière dont elle avait été représentée sur la plaque envoyée dans Pioneer 10. Mais du coup, avec cette nouvelle vision de la Voie Lactée, peut-être qu'il serait intéressant de se repencher sur cette théorie pour le moins originale et d'en vérifier l'adéquation actuelle ?

L'illustration ci-contre provient du site de la NASA : Astronomy Picture of the Day et montre la Voie Lactée telle qu'elle est donc réellement.

mercredi 5 mars 2008

Sechin Bajo et la chronologie historique établie

Plusieurs découvertes archéologiques récentes continuent de prouver que l'histoire officielle enseignée, et qu'apparemment certains historiens et archéologues veulent à tout prix garder immuable, devrait peut-être un jour être remise en cause et réactualisée. C'est au Pérou cette fois que cela se passe, avec la découverte par une équipe d'archéologues péruviens et allemands d'une ville fondée 3500 ans avant JC.

Je me fais souvent l'écho de ce paradoxe de faire visiter des sites vikings au Canada tout en considérant toujours pour l'enseignement officiel que c'est Christophe Colomb le premier à avoir découvert l'Amérique, et si cet exemple est sans doute le plus démonstratif du problème de la chronologie humaine officielle, le site de Sechin Bajo fait partie de ces lieux qui vont finir - je l'espère - par obliger les autorités compétentes à revoir tout cela (d'autant plus que j'ai eu l'occasion de lire sur le Net des propos d'historiens et d'archéologues souhaitant eux aussi voir les choses réévaluées au vu des découvertes sur le terrain).
Situé à 370 km au nord de Lima, les ruines dévoilent place, temples, objets, fresques, et pour les archéologues qui travaillent sur place, des techniques architecturales déjà étonnantes pour l'époque. Cela voudrait donc dire que Sechin Bajo serait une ville humaine équivalente (par son âge, 5000 ans, et par sa taille) à ce qu'on a pu déjà découvrir en Égypte, en Mésopotamie, en Mésoamérique, en Chine et en Inde. Pour mémoire, cela signifie donc des villes importantes  et structurées à l'époque où les hommes sont entrés depuis peu dans l'Âge des métaux, et sont officiellement dans la Protohistoire, pas encore dans l'Antiquité (qui démarre pour le continent américain souvent en 1200 avant JC et pour le bassin méditerranéen entre 3500 et 3000 avant JC). Espérons que le responsable des recherches, Peter Fuchs, archéologue à l'Institut latino-américain de l'université libre de Berlin, pourra approfondir encore les découvertes sur le site et surtout offrir au Pérou des nouvelles bases à son histoire vu qu'il s'agit de la plus ancienne découverte réalisée dans ce pays jusqu'à ce jour.

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