Alexandréa

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Tag - Civilisations précolombiennes

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lundi 25 février 2008

La NASA au service des archéologues

Alors que l'actualité récente parle du satellite que les américains ont détruits avec un missile à son entrée dans l'atmosphère, ces espions du ciel ont aussi des vertus archéologiques, notamment au Guatemala. Mieux, cette collaboration porte enfin ses fruits comme il en est question dans un article récent à ce sujet.

Depuis cinq ans, la NASA fournit aux archéologues travaillant sur l'histoire des Mayas les relevés des satellites AirSar et SERVIR. Ainsi, ils peuvent mieux étudier et mieux comprendre l'interaction entre la société précolombienne d'Amérique centrale et les éléments du paysage, limités par les difficultés logistiques et sur le terrain pour opérer une collecte des données au sol. Mais ce qui est encore plus intéressant pour eux, c'est que cela leur a également permis de découvrir cinq sites tentaculaires avec des centaines de bâtiments en utilisant un satellite espion qui peut voir à travers les nuages et la forêt et révéler ainsi des différences dans la végétation. L'archéologue William Saturno, déjà connu pour ses découvertes d'une fresque bousculant la chronologie maya jusque là admise ainsi que pour les plus anciens glyphes retrouvés de nos jours, explique d'ailleurs qu'il est plus facile de retrouver de cette façon les ruines recouvertes par la jungle trop dense. Il lui a fallu cependant interpréter ce que les données brutes pouvaient lui apprendre, les confronter avec la réalité sur le terrain et en tirer des conclusions exploitables par la suite sur l'ensemble des clichés. Pour finir, cela leur permet également, à lui, à son équipe et à son collaborateur à la NASA, Tom Sever, de mieux cerner la raison de la disparition brutale de cette civilisation florissante, sans doute la même que celle qui a également causé la disparition de la civilisation d'Angkor ou encore du peuple de l'Île de Pâques : une surpopulation entraînant une exploitation trop rapide et trop intense de l'environnement, créant un déséquilibre écologique tel que les hommes ne purent y survivre ou tout du moins rester dans les mêmes zones d'habitation. Sans doute une leçon à retenir pour notre présent...

© photo Standard-Deviations

vendredi 16 novembre 2007

Les mystérieux Phéniciens

Pour ceux qui vivent à Paris, il y a en ce moment la possibilité d'aller s'enrichir culturellement en visitant l'exposition sur les Phéniciens qui vient de s'ouvrir en ce début de mois dans le magnifique Institut du Monde Arabe (elle sera ouverte jusqu'au 28 avril 2008). Cela me donne l'occasion de me repencher un peu sur ce peuple qui pourrait être le premier à avoir traversé l'Atlantique... Il est déjà étonnant d'apprendre que ce sont les phéniciens qui ont inventé les bases de l'alphabet alors qu'ils n'ont laissé que très peu de textes et aucun texte littéraire. Il ne subsiste non plus pratiquement aucun édifice, l'utilisation de leur sanctuaire appelé "tophet" reste également entouré de mystères, et pour finir, de nombreux écrits d'autres peuples du bassin méditerranéen les présentent comme des habiles commerçants et des excellents navigateurs, ce qui permet à certains chercheurs de défendre la thèse de la découverte de l'Amérique par ce peuple, voir même de l'établissement de routes commerciales.

Plusieurs éléments viennent étayer cette thèse : le tabac et la cocaïne trouvés chez certains peuples qui commerçaient avec les Phéniciens, comme en trouve, en 1992, Svetla Balabanova (toxicologue et médecin légiste) au Musée égyptien de Munich en examinant la momie de Henoubtaoui (une prêtresse de la XXIème dynastie, 1085-950 avant J.C). La célèbre égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt en trouve elle-même lors de la restauration de la momie de Ramsès II (dans son processus de momification, comme pour la momie précédente), soulignant le fait que le tabac n'était pas pourtant pas connu des égyptiens. La controversée carte de Piris Reis présente également les côtes de l'Amérique, avec les Andes et même la dessin d'un lama. Plutarque parle d'ailleurs d'un "grand continent" où se rendaient les carthaginois (Carthage étant une colonie phénicienne - les défenseurs de la thèse des routes commerciales vers l'Amérique expliquent d'ailleurs qu'elles ont disparu avec la destruction de la cité par Rome). Plein d'autres éléments pourraient être ajoutés à cela, mais il est plus facile d'établir des coïncidences dans un sens que l'on souhaite voir. Cependant, pour en lister quelques-unes, il y a la peinture d'un vase trouvé à Campeche (Mexique) où sont représentés des hommes avec trois couleurs de peau, la description du dieu Quetzacoatl (la peau blanche et le visage barbu), les statues de La Venta aux traits négroïdes, certains éléments de rites funéraires (les masques mortuaires en or typique des phéniciens, les petites statuettes de jade à la manière des shaouabtis égyptiens), et la grande énigme de la roue présente sur des jouets amérindiens à la manière des jouets phéniciens, mais dont le principe n'était pourtant pas développé de manière utilitaire. Enfin, il est connu et su que les phéniciens établissaient des comptoirs mais ne s'installaient pas pour autant dans les pays où ils avaient des échanges commerciaux, et en ajoutant à cela la possible destruction de telles traces par la conquête espagnole, la théorie de la découverte de l'Amérique par les phéniciens et le possible établissement de routes commerciales reste encore un sujet de controverse.

Pour conclure, l'exposition de l'Institut du Monde Arabe ne répond bien sûr pas à cette délicate et épineuse question, l'Histoire dans sa version officielle préférant conserver la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb (pas même par Erick le Rouge alors que c'est quelque chose d'avéré aujourd'hui avec le site viking de L'Anse-aux-Méduses sur l'île de Terre-Neuve, classé au patrimoine mondial par l'UNESCO).

mercredi 24 octobre 2007

2012 et l'alignement astronomique prévu

En parcourant quelques articles sur le Net, je retrouve très souvent cette même phrase recopiée à l'identique : Au lever du Soleil du 21 décembre 2012 et pour la première fois depuis 26.000 ans, le Soleil se lèvera pour se joindre à l'intersection de la Voie lactée et du plan écliptique. Or nulle part il y a d'explications pour les non-astronomes sur ce que cela signifie exactement. Au final, après avoir posé la question sur un ou deux forums sans recevoir de réponse, j'ai tenté de comprendre par moi-même ce que cela signifie. J'ai donc lu plusieurs articles pour comprendre ce qu'était l'écliptique, puis téléchargé le logiciel Stellarium afin de regarder ce qui se passerait le fameux 21 décembre 2012. Les planètes sont plus ou moins alignées sur l'écliptique, ce qui est normal puisque l'écliptique est justement le plan sur lequel les planètes se trouvent (ou presque pour Pluton, décalée comme l'est son orbite).

Je me penche alors sur la notion d'intersection avec la Voie lactée, mais là encore, cela arrive tous les jours (aujourd'hui à 18h20 environ, par exemple, comme ci-dessous).

Au final, je me suis demandée s'il ne manquait pas une partie de l'information dans cette fameuse phrase : s'il s'agissait pour notre Soleil de se lever à l'intersection du plan de l'écliptique et du centre de la Voie lactée ? J'ai donc cherché à déterminer comment repérer le centre de la Voie lactée sur le logiciel. Il fallait trouver les constellations du Sagittaire et du Scorpion et quelques nébuleuses pour être bien sûre de l'endroit. Au final, en effet, le 21 décembre 2012, le Soleil sera bien dans l'alignement du plan écliptique (aucune surprise de ce côté là) mais également du centre de la Voie lactée (et non uniquement de la Voie lactée elle-même), et ce à 00h00 comme on peut le voir ci-dessous.

Et comme je veux être sûre de bien avoir compris ce qu'il y avait de si particulier en 2012, j'ai donc vérifié les 21 décembre des années précédentes et suivantes : hélas, là aussi le soleil est à l'intersection du centre de la Voie lactée et du plan écliptique !

En conclusion, j'aimerai bien comprendre ce qu'il y a de si particulier astronomiquement parlant le 21 décembre 2012, et n'étant pas astronome, je ne sais plus dans quelle direction chercher. Peut-être est-ce à cause de mon approximation du centre de la Voie lactée et qu'il y a bien une position très précise sur laquelle sera le Soleil en 2012 mais pas les 21 décembre des années précédentes et suivantes ? Reste que je serai redevable à toute bonne âme qui voudra bien me donner l'explication du phénomène astronomique si spécial qui est censé avoir lieu à cette date-là (ou en 2011 si on en croit le Code Maya de Barbara Hand Clow) - ou de me dire si j'ai mal compris la phrase de départ.


MISE A JOUR : Cet article a été actualisé avec mon commentaire qui apporte une réponse à la question de départ, à savoir ce qui se passera réellement en 2012.

dimanche 16 septembre 2007

Le Code Maya - Barbara Hand Clow

Beaucoup de sites Internet et d'articles parlent de l'échéance de 2012, chacun y allant de son interprétation. A l'origine, cette date est mis en avant à cause principalement du calendrier maya, et surtout parce que ses trois cycles (26.000 ans, 5 125 ans et 13 ans) prendraient tous fin le 21 décembre 2012. En fait, les choses seraient un peu plus complexes, comme ce livre le détaille. Le calendrier maya est un peu complexe car il utilise à la fois un compte quotidien et à la fois un compte sacré, et que les deux sont liés. Les mathématiques des mayas étaient complexes, sur une base 20 (et non 10 comme nous actuellement) et ils avaient intégré la notion de zéro. Barbara Hand Clow explique le calendrier bien mieux que je ne le ferais, ce qui rend la lecture de ce livre un peu ardue par moment, mais elle offre surtout une proposition séduisante : le calendrier tiendrait compte de l'accélération du temps au sein de ses cycles. Elle corrige d'ailleurs la date annoncée puisqu'avec ce compte précis, le calendrier prendrait fin plutôt en février 2011. Mais surtout elle va dans le sens de certaines interprétations : ce ne serait pas la fin du monde, mais la fin d'un monde, à savoir de ce que nous sommes actuellement. Et pour elle, l'héritage de ce calendrier est accompagné d'un message, celui de la nécessité de se replacer dans une vision galactique et non égocentrique, et de changer ses pensées et ses manières de voir le monde pour aider l'évolution de notre planète toute entière.

Je pense qu'il faut faire le choix, si on veut pleinement entrer dans ce livre, d'accepter avec l'esprit ouvert ce que Barbara Hand Clow raconte. Certains point qu'elle aborde, par exemple, sont basés sur des expériences chamaniques qu'elle a eu. Pour elle, les notions d'énergie, de spiritualité, de transformation planétaire sont des choses évidentes, et même le Christ y trouve une place nouvelle. J'ai trouvé que sa proposition était passionnante, peut-être parce qu'elle fait écho en moi et en cette impression que je suis perpétuellement en retard à un rendez-vous dont j'ignore tout, que je suis dans un sentiment d'urgence sans comprendre ce qui en est la cause. Son accélération du temps me parle, et sa volonté d'éveiller les hommes à une conscience planétaire et galactique est un souhait que je partage. Je conseille ce livre à ceux qui ont envie de mieux connaître ce calendrier complexe, mais aussi de découvrir une vision d'une hypothétique fin d'un monde bien plus encourageante que ce qu'on entend parfois...

Un article de Barbara Hand Clow est disponible sur le site de l'éditeur et résume très bien les points qu'elle aborde dans cet ouvrage.

Cliquez ici pour acheter ce livre sur Amazon.

mercredi 5 septembre 2007

Le message des crânes de cristal - Arthur Colin

Comment aborder des sujets sensibles comme les crânes de cristal, les conspirations, les sociétés secrètes, la beauté cachée du monde, les facultés peu connues des êtres humains ou encore le pouvoir de la musique en un seul livre ? C'est pourtant ce qu'Arthur Colin fait dans ce roman. Sans paraphraser la quatrième de couverture, je dirai en résumé que ce roman raconte l'histoire d'Audrey, une jeune égyptologue qui va, en suivant des songes intuitifs, faire une découverte qui va bouleverser le cours de sa vie et sa connaissance du monde dans lequel elle vit.

Je trouve ce roman très intéressant dans le contexte actuel, et il m'a fait découvrir des choses que je ne connaissais même pas comme HAARP ou encore le groupe Bilderberg. Si j'ai commencé par trouver l'héroïne très passive face à ce qui pouvait lui arriver, presque détachée de sa réalité, je me suis en revanche très vite attachée aux notions qu'elle pouvait rencontrer. Je pense que c'est une bonne entrée en matière pour des gens peu au courant de ce genre de choses, pour la bonne et simple raison que c'est un roman et non un document.

Pour en savoir plus, voici sa fiche chez le site de l'éditeur.

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