Alors que l'actualité récente parle du satellite que les américains ont détruits avec un missile à son entrée dans l'atmosphère, ces espions du ciel ont aussi des vertus archéologiques, notamment au Guatemala. Mieux, cette collaboration porte enfin ses fruits comme il en est question dans un article récent à ce sujet.
Depuis cinq ans, la NASA fournit aux archéologues travaillant sur l'histoire des Mayas les relevés des satellites AirSar et SERVIR. Ainsi, ils peuvent mieux étudier et mieux comprendre l'interaction entre la société précolombienne d'Amérique centrale et les éléments du paysage, limités par les difficultés logistiques et sur le terrain pour opérer une collecte des données au sol. Mais ce qui est encore plus intéressant pour eux, c'est que cela leur a également permis de découvrir cinq sites tentaculaires avec des centaines de bâtiments en utilisant un satellite espion qui peut voir à travers les nuages et la forêt et révéler ainsi des différences dans la végétation. L'archéologue William Saturno, déjà connu pour ses découvertes d'une fresque bousculant la chronologie maya jusque là admise ainsi que pour les plus anciens glyphes retrouvés de nos jours, explique d'ailleurs qu'il est plus facile de retrouver de cette façon les ruines recouvertes par la jungle trop dense. Il lui a fallu cependant interpréter ce que les données brutes pouvaient lui apprendre, les confronter avec la réalité sur le terrain et en tirer des conclusions exploitables par la suite sur l'ensemble des clichés. Pour finir, cela leur permet également, à lui, à son équipe et à son collaborateur à la NASA, Tom Sever, de mieux cerner la raison de la disparition brutale de cette civilisation florissante, sans doute la même que celle qui a également causé la disparition de la civilisation d'Angkor ou encore du peuple de l'Île de Pâques : une surpopulation entraînant une exploitation trop rapide et trop intense de l'environnement, créant un déséquilibre écologique tel que les hommes ne purent y survivre ou tout du moins rester dans les mêmes zones d'habitation. Sans doute une leçon à retenir pour notre présent...
© photo Standard-Deviations
Pour ceux qui vivent à Paris, il y a en ce moment la possibilité d'aller s'enrichir culturellement en visitant l'


Beaucoup de sites Internet et d'articles parlent de l'échéance de 2012, chacun y allant de son interprétation. A l'origine, cette date est mis en avant à cause principalement du calendrier maya, et surtout parce que ses trois cycles (26.000 ans, 5 125 ans et 13 ans) prendraient tous fin le 21 décembre 2012. En fait, les choses seraient un peu plus complexes, comme ce livre le détaille. Le calendrier maya est un peu complexe car il utilise à la fois un compte quotidien et à la fois un compte sacré, et que les deux sont liés. Les mathématiques des mayas étaient complexes, sur une base 20 (et non 10 comme nous actuellement) et ils avaient intégré la notion de zéro. Barbara Hand Clow explique le calendrier bien mieux que je ne le ferais, ce qui rend la lecture de ce livre un peu ardue par moment, mais elle offre surtout une proposition séduisante : le calendrier tiendrait compte de l'accélération du temps au sein de ses cycles. Elle corrige d'ailleurs la date annoncée puisqu'avec ce compte précis, le calendrier prendrait fin plutôt en février 2011. Mais surtout elle va dans le sens de certaines interprétations : ce ne serait pas la fin du monde, mais la fin d'un monde, à savoir de ce que nous sommes actuellement. Et pour elle, l'héritage de ce calendrier est accompagné d'un message, celui de la nécessité de se replacer dans une vision galactique et non égocentrique, et de changer ses pensées et ses manières de voir le monde pour aider l'évolution de notre planète toute entière.
Comment aborder des sujets sensibles comme les crânes de cristal, les conspirations, les sociétés secrètes, la beauté cachée du monde, les facultés peu connues des êtres humains ou encore le pouvoir de la musique en un seul livre ? C'est pourtant ce qu'Arthur Colin fait dans ce roman. Sans paraphraser la quatrième de couverture, je dirai en résumé que ce roman raconte l'histoire d'Audrey, une jeune égyptologue qui va, en suivant des songes intuitifs, faire une découverte qui va bouleverser le cours de sa vie et sa connaissance du monde dans lequel elle vit.