Alexandréa

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Pouvoirs paranormaux

Fil des billets

dimanche 14 septembre 2008

Tiahuanaco, la plus vieille ville de l'Histoire ?

En pleine lecture du passionnant L'Empreinte des Dieux écrit par Graham Hancock, j'ai eu envie de me pencher un peu plus sur un des vestiges dont il parle dans son périple et ses recherches. Située en Bolivie près du Lac Titicaca (dont on connaît l'image touristique des tranquilles barques de jonc, jumelles des barques de papyrus de l'antiquité égyptienne), les ruines de la civilisation de Tiahuanaco (ou Tiwanaku en aymara) montrent des vestiges imposants qui amènent de nombreuses questions.


Suivant la trace du concept troublant du dieu blanc et barbu qui se retrouve de l'Amérique du Sud au Mexique, Graham Hancock passe par le Lac Titicaca et par les ruines mégalithiques de Tiahuanaco où un temple a été consacré au dieu blond aux yeux bleus Viracocha.

Si la chronologie officielle a vite enterré la question de son âge en lui accordant comme date d'édification la plus ancienne 100 ans av. J-C, l'auteur et d'autres que lui sont persuadés que la cité est bien plus ancienne. La première raison vient des témoignages des premiers espagnols arrivés sur place. Ne découvrant que des ruines, ils apprirent des indiens vivants dans les environs que tout avait été érigé bien avant les Incas, et l'historien Garcilaso de la Vega dans son Commentaires royaux sur le Pérou des Incas souligne même le caractère très anciens des pierres, vestiges de bâtiments et statues. Le chroniqueur Pedro Cieza de Leon, lui, fût ébahi devant ses colossales proportions et considéra "cette antiquité comme la plus ancienne que j'ai vue au Pérou".
L'autre raison avancée, et la plus importante, est qu'autrefois la cité aurait été un vaste port comme le laissent à penser ce qui ressemble à d'immenses quais. Or, le lac se trouve entre 18 et 25 km de distance et surtout à 30 mètres en dessous du niveau de ces fameux quais. Or malgré ses 8200 km2 actuels, le Lac Titicaca n'est que le vestige d'une bien plus vaste lagune qui formait une mer intérieure sur l'altiplano. Pour preuve, on peut observer l'ancienne rive nord du lac qui est visible à 88 mètres plus haut que son niveau actuel, et 60 kilomètres plus au sud, la même rive se situe, elle, 82 mètres plus bas. En tenant compte de la position du port et de l'évolution des rivages du lac, cela signifierait donc que Tiahuanaco aurait été érigée en 15 000 av. J-C, ce qui est bien sûr fortement controversé.
Deux autres éléments pourraient attester cette théorie : la fort peu acceptée archéo-astronomie (une discipline que je trouve pourtant très intéressante) qui permit à Arthur Posnansky d'avancer la date de 15 000 av. J-C en tenant compte des alignements planétaires et solaires des temples, et la découverte de dessins et gravures d'animaux dont les espèces auraient disparues à la fin du pléistocène, soit vers 12 000 ans av. J-C.

L'autre mystère de ce lieu archéologique est l'aspect mégalithique de ses monuments. Comme je le soulignais plus haut, les chroniqueurs espagnols eux-mêmes furent frappés par le gigantisme de certaines pierres. L'examen pétrographique des matériaux ont permis de retrouver des carrières correspondantes à 100 et même 300 kilomètres de là. Certains monolithes pesant plusieurs tonnes furent donc transportés à travers des terrains généralement accidentés, sans bêtes de traits et par des peuples ne connaissant officiellement pas la roue, ou même le fer pour tailler les blocs. Des témoignages indiens recueillis par les espagnols laissent entendre que la cité serait apparue en une nuit, ou encore que les grandes pierres furent transportées dans les airs au son d'une trompette. Nous rejoignons là le véritable mystère archéologique constitué par toutes les traces de civilisations mégalithiques un peu partout sur la planète, un mystère auquel plusieurs auteurs (dont Dominique Jongbloed dont j'ai déjà parlé sur Etincelles) ont consacré études, recherches et ouvrages. Il ne faut d'ailleurs pas oublier de souligner les curiosités du site de Tiahuanaco que sont la pyramide à sept degrés d'Akapana qui présente un étonnant système de canalisations dont le but n'a pas été encore trouvé de nos jours, l'imposante et célèbre Porte du Soleil du temple de Kalasasaya et ses glyphes, et enfin les statues monolithiques que certains comparent aux Moais de l'Île de Pâques.

Le dernier élément à noter concernant ces vestiges est le fait qu'ils donnent l'impression d'avoir été inachevés, comme si un cataclysme avait mis fin aux travaux d'édification. Arthur Posnansky, qui a étudié le site pendant près de cinquante ans, explique que de nombreuses traces (blocs balayés et éparpillés, flore lacustre contenant des fragments de squelettes animaux et humains mêlés de débris d'outils et d'ustensiles) prouvent qu'il y aurait eu tremblements de terre et inondations au onzième siècle av. J-C - ce que des géologues confirment. Il semblerait même (mais je cherche une trace réelle de l'article en question) qu'un numéro de la revue Nature datant de 1971 précise que la dernière inversion géomagnétique aurait eu lieu il y a 12 400 ans, ce qui expliquerait les dégâts causés dans l'altiplano. Et bien sûr, une telle date accrédite au passage la thèse concernant l'âge réel de Tiahuanaco : il s'agirait donc bel et bien de la plus vieille ville de l'Histoire ?

La photographie ci-contre est de Tomonline.

dimanche 18 mai 2008

Le Code du Christ - Phil Hartmann

Après le livre documentaire de Dominique Jongbloed (même si je n'ai finalement pas rédigé de billet à son sujet), c'est cette fois un roman qui a retenu mon attention en abordant des thèmes qui m'intéressent et attisent ma curiosité - même si c'est dans un genre très différent. Le livre de Phil Hartmann est un ouvrage dont j'ai du mal à savoir quoi penser tout en ayant été captivée... C'est peut-être une drôle de manière de commencer un billet, mais ce livre lui-même est assez particulier.

Avant tout, et c'est quelque part bien rappelé par la fin du livre, il s'agit bel et bien d'un roman. Certes inspiré de faits réels et donc en partie autobiographique comme cela est précisé en préambule, mais il s'agit d'un roman. Et finalement, je ne sais pas si ce n'est pas ce qui me laisse ce sentiment étrange après l'avoir refermé : qu'en penser, et où se trouve la frontière entre la part de réalité et la part romanesque ? Mais commençons par le commencement : ce roman où l'auteur se met lui-même en scène commence par les questionnements et les besoins d'une autre approche de la vie comme cela peut arriver à n'importe qui se sentant pris dans un engrenage "métro-boulot-dodo" qui fait défiler les heures et les jours à toute vitesse, et empêche bien souvent de s'épanouir et de vivre pleinement les choses avec un regard conscient sur la vie. Et c'est la tête plein de questions que Phil Hartmann découvre une clef avec une inscription, "232", qui lui ouvriront les portes d'une nouvelle compréhension du monde qui l'entoure et surtout d'une approche numérique des choses. Il va s'ouvrir alors à une nouvelle vision de la vie, de la société, des religions et même de l'histoire de l'humanité.

Je préfère préciser qu'il y a une dose de mathématique qui fait partie intégrante de son histoire et qui, si elle ne m'a pas gêné du tout, peut freiner certains lecteurs. Cependant, ces calculs sont essentiels car c'est eux qui justifient toute la démarche du personnage principal de cette histoire. Mais ce sont aussi ces calculs qui me donnent envie de pouvoir discuter avec l'auteur des choix qu'il a pu faire pour arriver à toutes les coïncidences extraordinaires qu'il explique dans son ouvrage : aimant bien comprendre les choses par moi-même (comme mon billet sur 2012 peut le démontrer), à certains moments je me suis demandé ce qui justifiait ses choix. Pourquoi soustraire 1 à telle équation et pas 2, ou 3, ou 7 ? Et même si je me reconnais dans cet enthousiasme débordant de sentir qu'on a trouvé quelque chose et qu'on veut à tout prix le rendre encore plus concret et évident et tout faire coïncider, je ne peux m'empêcher de vouloir comprendre ses choix et non pas d'accepter toutes ses démonstrations comme des postulats. Reste qu'on y retrouve des sujets présents sur mon propre blog, que ce soit la civilisation atlantéenne, l'archéologie, l'approche spirituelle, les cercles de culture, les manipulations de l'information, la vie extra-terrestre, les pouvoirs paranormaux ou encore le devenir de l'humanité. Retrouver dans le même livre autant d'éléments qui m'interpellent explique que ce roman ne m'a pas laissé insensible : peut-être est-ce pourquoi je suis également aussi exigeante vis-à-vis de ce que l'auteur expose, tout en ne pouvant pas complètement l'être vu qu'il ne s'agit que d'un roman ! Voilà toute la complexité de mon sentiment sur ce livre après l'avoir terminé.

Pour compléter ce que j'en dis, vous pouvez consulter sa fiche sur le site de l'éditeur mais également retrouver Phil Hartmann sur son propre blog... Et bien sûr, vous laissez tenter par sa lecture !
Cliquez ici pour acheter ce livre sur Amazon.

samedi 5 janvier 2008

Vidéo sur les propriétés du temps

J'ai toujours trouvé passionnant de découvrir des relations entre des recherches mythiques, ésotériques ou spirituelles et des recherches scientifiques, en tout cas des potentiels ponts entre différentes facettes de la curiosité humaine. C'est pourquoi cette vidéo d'une conférence de Jean-Pierre Garnier Malet m'a énormément intéressée, parce que ce docteur en mécanique des fluides aborde des sujets issus de ses travaux sur le temps, son accélération et ses propriétés, et qui l'amène au final à des découvertes sur l'être humain et ses capacités. Bon visionnage, elle dure environ 40 minutes.

dimanche 14 octobre 2007

Heroes (saison 1)

Cette série a été créée par Tim Kring et après sa diffusion en 2006 en Etats-Unis et en 2007 en France, elle est aujourd'hui disponible en DVD. Il s'agit des vies et des destins croisés de personnes d'apparence normale mais qu'une mutation génétique a dotées d'un pouvoir hors norme (chacun en a un différent : régénération cellulaire, possibilité de voler, possibilité d'entendre les pensées des autres, manipulation du temps, invisibilité, etc.) et dont les chemins se rejoignent... pour la plupart pour sauver le monde. Je souhaitais voir la première saison en entier avant d'être sûre que le message me corresponde, et je n'ai pas été déçue. Certes, par moment certaines violences sont difficiles à voir, mais Heroes ne tombe pas trop dans la tendance actuelle à surcharger l'image de scènes dures et ultra-violentes, et même s'il y a de l'hémoglobine, elle reste en dose acceptable compte tenu de la mentalité de certains personnages. Car il est difficile par moment de savoir véritablement qui est "gentil" ou "méchant", tant cette série s'attache à montrer que les humains et leurs motivations ne peuvent pas se classer de manière aussi manichéenne, ou tout du moins même un personnage bon peut être confronté à ses peurs ou à ses colères qui prennent alors le pas sur ses qualités humaines. Cependant, le message final est celui qui me fait apprécier cette série, celui de la compassion et de l'amour, et je suis curieuse de voir vers quelle direction partira la deuxième saison car de nombreuses questions restent en suspens...

Cliquez ici pour acheter ce coffret de DVD sur Amazon.