Cette date fait beaucoup parler d'elle suite à la sortie du film de Roland Emmerich. Je n'oublie pas non plus les 366 commentaires sur mon billet sur l'alignement planétaire et galactique dont il est souvent question, y compris dans le film. Etant allée le voir au cinéma pour ce qu'il était, à savoir un film catastrophe hollywoodien, je n'ai pas été déçue et en ai pris plein les yeux. Les effets spéciaux sont énormes, en grande quantité, et l'histoire tient bien en haleine durant les 2h40 qu'il dure. Tellement, d'ailleurs, qu'on est presque essoufflé pour le personnage de John Cusack tant il court après sa survie et celle de sa famille...

Reste que ce film, n'ayant à mon avis pas pour vocation de délivrer un message particulier, à part attirer l'attention sur cette date prophétique, manque d'explications. Seul un illuminé évoque, rapidement, les légendes mayas et hopis à ce sujet. Or il y avait de quoi donner un peu plus d'élément, même d'un point de vue plus scientifique à la manière, par exemple, de la première partie du livre de Barbara Hand Clow. La position prise, d'ailleurs, sur le type de catastrophe auquel la Terre a le droit (sans rentrer dans le détail pour ne pas dévoiler les bonnes idées scénaristiques et l'intrigue) n'est pas tout à fait dans la lignée de ce que les mayas ont prédit pour la fin de ce cinquième soleil - les soleils mayas étant des périodes durant lesquelles les humains ont prospéré et ont été détruit, le cinquième, l'actuel, étant le dernier. Pour les hopis, il s'agit de quatre mondes, et le notre sera détruit d'une manière différente que pour les mayas. Et bien sûr, on peut également songer à l'Ancien Testament et son apocalypse (même si le sens originel de ce terme est "révélation").
En conclusion, c'est un très bon film catastrophe, sur un sujet qui est présent dans l'inconscient collectif. Et s'il lui manque une partie historique et mythique, il n'en a pas moins le mérite de donner une vision d'un futur possible. Se basant sur l'interaction entre les champs magnétiques du soleil et la géologie terrestre (dont j'ai moi-même parlé il y a peu) en évoquant même la possible bascule des pôles magnétiques, il offre une bonne piste de départ sur les éventuels bouleversements que pourraient connaître notre planète... en 2012 ou après !




Beaucoup de sites Internet et d'articles parlent de l'échéance de 2012, chacun y allant de son interprétation. A l'origine, cette date est mis en avant à cause principalement du calendrier maya, et surtout parce que ses trois cycles (26.000 ans, 5 125 ans et 13 ans) prendraient tous fin le 21 décembre 2012. En fait, les choses seraient un peu plus complexes, comme ce livre le détaille. Le calendrier maya est un peu complexe car il utilise à la fois un compte quotidien et à la fois un compte sacré, et que les deux sont liés. Les mathématiques des mayas étaient complexes, sur une base 20 (et non 10 comme nous actuellement) et ils avaient intégré la notion de zéro. Barbara Hand Clow explique le calendrier bien mieux que je ne le ferais, ce qui rend la lecture de ce livre un peu ardue par moment, mais elle offre surtout une proposition séduisante : le calendrier tiendrait compte de l'accélération du temps au sein de ses cycles. Elle corrige d'ailleurs la date annoncée puisqu'avec ce compte précis, le calendrier prendrait fin plutôt en février 2011. Mais surtout elle va dans le sens de certaines interprétations : ce ne serait pas la fin du monde, mais la fin d'un monde, à savoir de ce que nous sommes actuellement. Et pour elle, l'héritage de ce calendrier est accompagné d'un message, celui de la nécessité de se replacer dans une vision galactique et non égocentrique, et de changer ses pensées et ses manières de voir le monde pour aider l'évolution de notre planète toute entière.
Plusieurs articles au sujet de la possible disparition des abeilles m'ont plutôt effrayés, au-delà de la catastrophe écologique que cela génèrerait. Les rouages de mon cerveau ont alors mis en parallèle plusieurs choses. Avant toute chose, je vous conseille les articles publiés à ce sujet, car le sujet est véritablement tragique :