Alexandréa

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Tag - Science

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samedi 14 juin 2008

Le Soleil en retard sur son cycle

Il est question ici de ses tâches solaires, qui sont observées et quantifiées depuis Galilée. Comme l'explique l'article récent sur ce sujet, notre Soleil présente deux cycles d'environ 11,2 ans et 24 ans, le premier pour les tâches et le second pour le champ magnétique. Or voici que le nouveau cycle de tâches solaires qui aurait dû commencer en 2006 n'a pas démarré. Ce calme anormal n'est ni inquiétant ni forcément étonnant, comme cela est précisé dans l'article, car il a été découvert des variations possibles de 8 à 15 ans par Heinrich Schwabe au 19e siècle, et qu'au 17e siècle, il y a eu près de 50 ans de calme appelé le minimum de Maunder.

Reste que cet article m'a interpellé pour deux raisons : la première est que le modèle prévisionnel tenant compte de ce retard prévoit un pic d'activité pour 2012, et j'ai trouvé la coïncidence amusante à souligner - d'autant plus qu'il précise que ce calme permet des bonnes conditions de fonctionnement pour les satellites en orbite, ce qui veut dire qu'ils pourront être perturbés dans quatre ans par la recrudescence des tâches. Or dans plusieurs interprétations des prophéties concernant 2012, il est question de perturbations de nos installations électriques, magnétiques et informatiques à grande échelle... Sans vouloir accorder trop de crédit à une vision des choses plutôt qu'à une autre, il me semble cependant intéressant de le souligner.
L'autre raison qui fait que cet article m'a interpellé est le billet que j'avais publié à propos de la théorie d'un réchauffement global du système solaire. La troisième tâche récemment apparue sur Jupiter me tendait même à croire à cette vision des choses. Or, si notre Soleil est plus calme depuis 2006, comment faire coïncider les deux modèles ? Reste que si l'histoire montre plutôt un refroidissement terrestre durant la période du minimum de Maunder, les tâches solaires ne sont sans doute pas les seules responsables ou les seules révélatrices d'un réchauffement comme cela est souligné dans cet article du National Center for Atmospheric Research (centre qui étudie entre autre le Soleil et son impact).

Pour finir, il nous reste la méthode la plus simple, celle de l'observation directe, et qui nous est possible grâce au site présentant les incroyables images de SOHO ;) !

jeudi 17 avril 2008

L'astéroïde Apophis

Nous avons toujours eu peur que le ciel nous tombe sur la tête, et peut-être un jour nous découvrirons qu'historiquement cette peur ancestrale a raison d'être. A moins, bien sûr, que nous ne puissions plus en témoigner s'il s'agit bien de notre futur à moyen terme comme le jeune Nico Marquardt l'a calculé, obligeant la NASA a réouvrir le dossier de ce potentiel astéroïde meurtrier. Si cet astéroïde a fait parler de lui à un moment, c'est plus à cause de son nom qu'à cause de sa probabilité d'impact avec la Terre, calculée à 1 sur 45 000 par la NASA. Le choix du nom est d'ailleurs intéressant : Apophis est un dieu-serpent  égyptien qui symbolise une puissance destructrice, toujours repoussée mais jamais anéantie. Il est également le symbole du non-être, de la non-existence car n'a ni commencement, ni fin, et il ne peut être détruit. Mieux, c'est un ennemi cosmique qui, chaque matin et chaque soir, attaque la Barque Solaire dans le seul but d'arrêter le temps et donc le déroulement de la vie.

Or voici que cet astéroïde du même nom refait parler de lui grâce aux calculs d'un lycéen allemand, Nico Marquardt, qui, dans un travail intitulé "L'astéroïde meurtrier Apophis" (dans le cadre d'un concours régional qu'il a remporté) fait passer la probabilité de collision avec la Terre à 1 sur 450 ! Cela aurait lieu le 13 avril 2029, et l'argument majeur de son travail est que la NASA n'avait pas pris en compte les satellites qui orbitent autour de la planète. Certains articles annoncent que la NASA aurait reconnu officiellement son erreur, alors que d'autres expliquent que les calculs de l'allemand sont faux et que cela a seulement obligé la NASA à revoir ses calculs en tenant compte en effet de ce paramètre. Nous apprenons alors que la limite de l'orbite géostationnaire, située à 35 786 km et dans laquelle évoluent 1120 satellites et autres objets spatiaux, serait franchie puisqu'Apophis passeraient à seulement 29 470 km de la Terre (ce qui n'était pas le cas dans les calculs précédents dans lesquels il passait au-delà de cette limite). Cependant, la NASA précise qu'avec son angle d'inclinaison, cet astéroïde ne présente aucun danger pour la Terre ni même, a priori, pour ses satellites. Rappelons pourtant qu'avec ses 21 millions de tonnes (selon le catalogue officiel des Near Earth Object de la NASA), Apophis est tout de même un sacré morceau dont on ne connait pas encore avec certitudes les caractéristiques. Quid des forces gravitationnelles alors potentiellement en action ? Mais d'ici là, nous aurons déjà le temps de risquer de disparaître dans un trou noir créé par l'homme, et bien sûr, si nous y échappons, il restera encore décembre 2012 (ou février 2011 selon le calcul de Barbara Hand Clow) et la signification mystérieuse de ce que cette fin de cycle représente. Alors 2029, finalement, c'est assez loin...

L'illustration ci-contre est d'Adam Burn.

samedi 6 octobre 2007

Le réchauffement du système solaire

Tout le monde parle du réchauffement climatique, des dangers pour notre belle planète, et bien évidement du rôle des humains dans ce problème écologique. Un hors-série de Science & Vie vient d'ailleurs de sortir à ce sujet, que je trouve assez riche et abordant différentes hypothèses (y compris les imprévus potentiels)... Cependant, un facteur semble totalement absent des réflexions : celui d'un réchauffement global du système solaire. Je crains que comme souvent, l'homme garde une vision égocentrique d'une situation, et ne pense pas à agrandir son point de vue. Or, de nombreuses observations des différentes planètes de notre système solaire, relatées par les organismes spécialisés ou relayées par les médias montrent que, si l'activité humaine aggrave la chose sur Terre (et je ne mets aucunement cela en doute), le réchauffement pourrait être également bien plus global. Si on regarde ces informations dans leur ensemble, on réalise alors que toutes montrent des signes de réchauffement. Le mieux, plutôt que de lister les différents articles parus à ce sujet, est de regarder cette vidéo très claire et explicite.

Pour la première fois révélé par Richard C. Hoagland en 2004, d'autres articles ont été écrits depuis et posent la même question : le réchauffement climatique terrestre ne serait-il pas le fait de tout le système solaire ? Serait-ce la faute du soleil ? Et si ce n'est à cause de sa chaleur elle-même, cela pourrait être à cause de sa brillance ? Ou encore, des vents solaires et autres champs magnétiques (après tout, on parle depuis quelques semaines des ondes sonores émises par le soleil et qui font résonner la Terre) ? Bien sûr, les observations récentes montrant un réchauffement des autres planètes du système solaire ainsi que de plusieurs satellites de ces planètes ne prouvent pas de façon absolument certaine que le soleil en soit responsable. Cependant, il y a de quoi se poser sérieusement la question...

L'illustration ci-contre est de Mark A. Garlick.

jeudi 20 septembre 2007

Pluie de comètes ?

En mettant en regard plusieurs articles parus depuis le début du mois, il y a de quoi se demander si la Terre n'est pas frappée par une pluie de grosses comètes. Sont-elles normales (la circulation de l'information mettant en avant des phénomènes ayant existés de tout temps) ? Annonciatrices d'un ou plusieurs objets plus gros ? De perturbations dans les champs gravitationnels du système solaire ? Je n'en ai aucune idée, mais je me pose quelques questions... Il est vrai que l'idée de pluie de météorites me vient de cet article. Il m'a en effet fait penser à d'autres articles parus au sujet de météores (objet avec une traînée lumineuse en altitude) et de météorites (objet percuptant le sol) depuis début septembre :

  • une météorite géante dans le New Jersey qui s'est abîmée en mer le 3 septembre (article)
  • une pluie de météorites déclenchant l'alarme maritime en Angleterre le 7 septembre (article)
  • un météore brillant dans le ciel du Nouveau Mexique le 13 septembre (article)
  • des lumières inexpliquées en perdition vers la mer en Caroline du Sud mi-septembre (article)
  • une grosse "boule de feu" observée dans le ciel texan le 16 septembre (article)
  • un cratère de 30 mètres de diamètre dû à la chute d'une météorite au Pérou le 18 septembre (article)

A cela s'ajoutent les articles que je n'ai pas cités car faisant référence à ce que les observateurs pensent être des ovnis, tout simplement parce qu'il est difficile de savoir si ce sont également des météores ou bien des objets réellement non identifiés. Et bien sûr, avec les climats guerriers actuels sur la planète, il peut aussi s'agir d'essais militaires (comme c'est le cas dans l'Ohio le 18 septembre avec un bang sonique causé par un F-16).

Peut-être que la perte de contact avec Mars Odyssey est même due à cette éventuelle pluie ;) ? En tout cas, j'espère juste que cela n'annonce pas l'arrivée d'une ou plusieurs météorites plus grosses qui causeraient plus de dégâts. Je pense également à des possibles perturbations dans le système solaire, après tout, dans le tout premier article que je cite, il est dit qu'elles proviendraient d'une même zone...

L'illustration ci-contre est de Don Dixon.

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